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 I JUST WANNA BE FREE ●● Eliott

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Lullaby C. Milson
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Lullaby C. Milson

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MessageSujet: I JUST WANNA BE FREE ●● Eliott   I JUST WANNA BE FREE ●● Eliott Icon_minitimeMer 2 Sep - 18:04

    Seule. Voilà ce qu’elle était. Mais, en de telles circonstances, tout le monde l’était un peu. Une fois, quelqu’un lui avait dit que dans la vie, on était toujours seuls. Il fallait parvenir à avoir confiance en soi, apprendre à pouvoir compter sur soi-même sans avoir systématiquement besoin des autres. Dans son enfance, jamais elle n’avait compris cette phrase. Pourtant, depuis la mort de sa mère et de son beau-père, elle ne s’était jamais sentie plus seule. Et, finalement, ce fameux dicton prenait tout son sens lorsque l’on avait conscience des évènements. Depuis qu’elle était arrivée sur cette île étrange, Lullaby ne rêvait que d’une chose : partir à la découverte de ce bout de terre, bien étonnamment encore inconnu de toute la Terre entière. La jungle ne l’effrayait pas, elle l’intriguait seulement au plus haut point. Elle ne pouvait supporter ces gens, qui, à longueur de journée, se plaignaient du paysage, du manque de sécurité et tout le tralala qui s’en suivait. Ce que la jeune femme désirait, c’était gambader dans la jungle sans qu’un ours ne lui tombe dessus, aller chercher des fruits quand l’envie lui prenait pour avoir de quoi dîner, aller dans les endroits les plus sombres sans craindre d’en finir avec la vie. Alors, partir au levé du jour semblait être une merveilleuse idée. Bee ne pouvait pas rêver mieux, rien que pour quelques heures de solitude. L’idée lui traversa l’esprit, qu’il fallait quand même en faire, des choses, pour réussir à avoir un moment de calme et d’intimité. Là-bas, sur la plage, c’était tout bonnement impossible. C’est en partie pour cela qu’elle évitait le plus possible cet endroit en journée, pour ne pas se coller une affreuse migraine à longueur de temps. Elle avait décidé de cette excursion la veille, en début d’après-midi si l’on en croyait la position du soleil, après avoir sagement demandé si quelqu’un souhaitait l’accompagner. On l’avait traité d’imprudente, d’irraisonnable, on avait même tenté de la dissuader, qualifiant ce voyage de trop dangereux, et l’on ne s’étonnerait pas si elle manquait au dîner. De toute façon, chaque personne ici présente était plus dangereuse que l’autre, avec ce dont ils étaient tous capables de faire. Son choix était bien simple : qu’ils soient contents ou non, elle partirait le lendemain, boussole à la main, sac sur l’épaule, qu’on décide de l’accompagner ou non.

    Le lendemain, comme prévu, Bee se leva au petit matin, le soleil pointait tout juste à l’horizon. Tout le monde dormait encore, évidemment, et c’est pour cela qu’elle se permit de prendre son temps pour se préparer sans faire de bruit. Car si quelqu’un venait à se lever, elle se dissuaderait sûrement de partir, face aux inconvénients qu’avait cette escapade qu’on ne cessait de lui rappeler depuis la veille. Elle alla prendre sa douche – car oui, depuis quelques semaines qu’ils étaient là, ils avaient eu le temps de réfléchir à un moyen plus propre pour se laver que se baigner dans l’eau de mer à la vue de tout le monde – puis se vêtit des affaires qu’elle avait fait sécher hier : un chandail blanc ainsi qu’un vieux short en jean délavé tout usagé. Elle avait enfilé ses chaussures de marche, prit son sac à dos sagement préparé la veille au soir, puis avait filé dans la jungle encore fraîchie de rosée. Sur son chemin, elle cueillit une banane perchée au bas d’une branche juste à sa portée, puis continua son chemin. Le sentier créé par les feuilles écrasées, étaient parsemé d’embûches, et il fallait vraiment rester vigilent à l’endroit où l’on posait les pieds. Les ronces griffaient les mollets de la demoiselle, mais elle pensa qu’enfiler un jean par une température pareille était totalement absurde. Une heure défila, pendant laquelle Bee avait traversé une partie de la jungle, lorsqu’elle se décida de continuer son chemin par la plage : un résultat plus rapide et plus facile. Une autre heure défila, durant laquelle, elle s’arrêta quelques minutes, puis elle fut contrainte de retourner dans la forêt. Son esprit, lui, vagabondait et se laissait emporter par des pensées enfantines, alors que la demoiselle s’amusait à grimper sur des rochers, passait dans des chemins plus difficiles que d’ordinaire. Lorsque par hasard, après avoir terminé de jouer à l’idiote, elle tomba sur un drôle d’endroit : la forêt s’arrêtait là, puis débutait un immense paysage. On se serait cru dans une carte postale. Malgré la situation, le contexte, Lullaby trouvait ça si joli ! Elle s’avança, comme absorbée par ces champs de blé, ce petit village de huttes, sans même qu’un défilement de questions n’envahisse sa tête quant à la raison de l’emplacement de ce village sur cette île. La tête soudain dénuée de pensées, elle continua sa lancée à travers les champs, touchant les blés de ses mains. Au loin, près des emplacements, Bee reconnut la forme d’une silhouette. N’importe qui aurait eu peur, et pourtant, elle ne cessait d’être intriguée. Elle s’approcha de cette silhouette, qu’elle ne put reconnaître que lorsqu’elle fut à quelques pas d’elle. Ainsi, elle reconnut aisément Eliott, dos à elle, qui semblait avoir fait le même parcours qu’elle. Sans faire de bruit, elle s’approcha jusqu’à se trouver juste derrière elle, avant de lancer, dans l’intention de la faire sursauter :

    « Mais regardez qui voilà ! On ne t'as donc jamais dis que c'était dangereux de se ballader toute seule ? »
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MessageSujet: Re: I JUST WANNA BE FREE ●● Eliott   I JUST WANNA BE FREE ●● Eliott Icon_minitimeDim 6 Sep - 11:48

    Je suis seule, je l’ai toujours été, cette solitude ne m’a jamais fait de mal, au contraire, j’adore cette sensation de liberté, cette sensation de pouvoir faire ce qu’on veut sans que personne ne nous en empêche. Seulement, je ne l’ai pas choisi, ce sont les événements de la vie qui m’ont poussé à me recroqueviller sur moi, petite je n’étais pas comme ça, j’avais besoin d’être entourée, chaque jours un peu plus. Jusqu’à ce que je rencontre ce minable, ça a été l’électrochoc, c’est à partir de cette personne que je me suis isolée et que j’ai commencé à dire tout ce que je pense. Puis il m’est arrivé ce « pouvoir »… Maintenant je ne suis plus jamais seule, il est parfois difficile d’ignorer ces voix que j’entends, ce que les gens pensent, parfois j’ai même l’impression de violer leur intimité. Ces voix que j’entends sont souvent accompagnées de nombreuses migraines insupportables.

    Encore une fois, je me suis isolée, j’essaye d’être le plus loin possible des autres, pour fuir toutes ces voix, mais elles me rattrapent à chaque fois, je suis frustrée. Chaque jours, je vagabonde, je m’engouffre dans la forêt. Souvent je ne découvre rien d’autre que des arbres, des plantes de toutes sortes, mais jamais rien d’exceptionnelle. Je suis partie dans la nuit, tout le monde dort, sauf moi. Après quelques heures de marche, le soleil commence timidement a pointer le bout de son nez. Je m’arrête quelques minutes dans la forêt, je plonge mon visage dans mes mains, je revois des flashs, des souvenirs que je préférais pouvoir oublier. Je me revois dans mon appartement, debout près de la fenêtre, le visage défigurer par les coups, puis je le revois lui, ce monstre qui m’a torturé pendant trois ans, je soupire, je sens les larmes montées à mes yeux, je me retiens, je ne pleurerais pas, je ne pleurerais plus pour lui. C’est terminé.

    Je reprends mes esprits, puis finalement, je continue à marcher, jusqu’à ce que je découvre un endroit qui ne ressemble en rien à ce que j’ai pu voir jusque là. On dirait que des gens vivaient là autrefois, tout ça ressemble à un ancien village, mes mains se posent sur mes hanches, j’observe un peu cette endroit. Mais je suis distraite par une voix dans ma tête qui se fait plus présente que les autres, je ne me retourne pas, je sais que cette personne est à côté de moi, je sais aussi qui est cette personne…

      L : « Mais regardez qui voilà ! On ne t’as donc jamais dit que c’était dangereux de se balader toute seule ? »


    Je me retourne, je ne me suis pas trompée, c’est bien Lullaby, une fille que j’apprécie, et avec qui j’aime être franche.

      E : « Et bien il faut croire que maintenant je ne suis plus seule, d’ailleurs je pourrais te faire la même remarque. Mais bon, il faut croire qu’on fuit toutes les deux quelque chose pour se retrouver ici. »


    Je soupire, je l’observe en souriant, pourtant je suis toujours intriguée par cette endroit, peut être qu’il y a des choses qui pourraient nous servir pour le campement et pour notre « survie ». Je commence à avancer, puis je lui fais un signe de tête.

      E : « Puisqu’on est là, autant farfouiller un peu les lieux, apparemment quelqu’un vivait ici avant nous… »

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Lullaby C. Milson
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MessageSujet: Re: I JUST WANNA BE FREE ●● Eliott   I JUST WANNA BE FREE ●● Eliott Icon_minitimeDim 6 Sep - 21:29

    Après plusieurs heures de marche, c’était à cette conclusion que Lullaby était finalement parvenue : elle était totalement et irrévocablement perdue. Pourtant, elle avait continué son chemin, pensant certainement que faire demi-tour ne lui servirait à rien, si ce n’est qu’à s’enfoncer encore un peu plus dans la jungle. Elle n’avait pas peur de ce qu’elle pourrait trouver dans la forêt, au contraire, elle se fichait même un peu des âneries que l’on pouvait raconter sur la plage… Là où elle en était, elle pensait simplement être dans un rêve –ou cauchemar, tout dépend de comment on voyait la chose –, dont elle finirait par se réveiller. Oui, c’était exactement ça ! Tout ça ne pouvait pas être réel… Elle, ses trucs étranges dont elle était capables, ces « pouvoirs », la décision de l’Etat contre elle et tous ceux qui étaient pareils, et pour finir, la cerise sur le gâteau, cette île, digne d’un film. Au moins, si elle prenait l’exemple du film, les héros s’en sortaient toujours bien. Contrairement aux autres, Bee ne tentait pas d’échapper à cet enfer. Comme elle n’essayait pas de dissuader tout le monde de trouver un moyen pour contacter les secours. Non, son truc à elle, c’était plutôt de farfouiller en silence les endroits demeurant inconnus, pour embellir comme elle le pouvait son confort personnel, et pourquoi pas, si elle en avait l’occasion, celui des autres. Tout le monde cherchait absolument une occupation à faire : ramener de l’eau, renforcer les campements, ramener un sanglier, pêcher, monter sur le phare pour tenter d’attirer l’attention d’un bateau… Le groupe dans son intégralité tentait de subvenir à leurs besoins, quels qu’ils soient, ce qui n’était clairement pas le cas de Bee. La demoiselle, elle, ne parvenait pas à trouver sa place, se fondre dans la masse. Ainsi, elle s’était difficilement liée d’amitié avec d’autres personnes, parce que ce dont elle avait besoin par-dessus tout, c’était sa dose d’héroïne. Alors, à chaque fois qu’elle pensait à reprendre de la drogue – bien qu’elle n’en avait absolument pas en sa possession -, elle pressait fort dans sa main le petit pendentif pendu à son cou grâce à une chaîne, si fort qu’elle s’en faisait toujours mal. Ce pendentif était ce qui lui était de plus précieux, le cadeau que ses parents n’avaient pas eu le temps de lui offrir pour ses dix-sept ans. Non, la nature avait voulu qu’ils meurent avant cela, ainsi, même si pendant de nombreux mois elle refusait ce cadeau, aujourd’hui elle l’acceptait comme le dernier souvenir qu’il lui restait d’eux.

    Elle avait finalement réussi à trouver quelque chose de plus ou moins concret. Cela correspondait tout à fait à ce qu’elle comptait découvrir, et pourtant elle restait ébahie devant un tel spectacle. Puis elle avait fini par s’avancer, pour y trouver une personne qu’elle connaissait déjà… Une des seules, pour dire. Une personne avec qui Bee avait rapidement fini par se lier d’amitié, malgré l’extrême franchise d’Eliott, que la demoiselle prenait comme de petits pics qu’elle lui envoyait. Mais c’était ainsi qu’elle était, et Lullaby n’avait pas à le prendre personnellement. D’ailleurs, c’était exactement ce qu’elle faisait. Tout en parcourant le paysage, elle avait fini par entamer la conversation, bien qu’elle sache pertinemment qu’elle avait dû sentir sa présence à quelques mètres déjà. Pourtant, Bee était restée dans l’intention de la faire sursauter, car, ne sait-on jamais, peut-être avait-elle l’esprit divagateur. Mais – et l’expression était plutôt bien choisie dans un de ces moments-là -, il ne fallait pas trop rêver.

    « Qui t’a dit que je fuyais ? » avait-elle répondu au tac au tac, haussant un sourcil blond, tout en souriant malicieusement. Elle haussa légèrement les épaules, pour continuer, baissant le ton, comme lassée par les derniers évènements. « Mais tu as raison… Je fuis. Je fuis ces gens, qui font un tel vacarme que je ne peux plus rester près d’eux en journée. Je fuis leurs pouvoirs également, c’est plutôt pas mal dangereux de rester près d’eux alors qu’ils sont en pleine crise. Je fuis un peu tout en fait… Je crois, qu’au fond, ce que je fuis réellement, c’est cette île… Ainsi que tous ces problèmes. » La jeune femme marqua une pause, tout en ne cessant d’avancer, elle avait fini par dépasser Eliott de quelques pas. Bee se retourna alors vers elle, la fixant, tout en reprenant. « Et toi, Eliott Fawet, que fuis-tu ? »

    C’est elle, qui dépasse à son tour la jeune femme. Elle lui fait signe de la tête de la rejoindre, ce que Bee ne tarde pas à faire. C’est vrai qu’elles pourraient bien trouver des choses à ramener au campement…

    « C’est vrai… Mais cet espace à l’air inhabité depuis pas mal de temps… C’est assez étrange. Tu crois que quelqu’un d’autre est au courant ? »
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